Humus numericus

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R, Spip et autres

lundi 28 août 2006

Des chiffres à vous faire devenir végétarien

Un chiffre cité en introduction d'un article du Monde diplomatique de ce mois a failli me faire tomber de mon siège de métro cet après-midi : il indiquait que le nombre d'animaux abattus chaque année aux Etats-Unis pour l'alimentation s'élève à... huit milliards !

Du coup, je suis allé faire un tour sur le site du ministère de l'agriculture pour voir ce que ça donne en France. En 2005, on a les résultats suivants :

  • Gros bovins : 3 521 000
  • Veaux : 1 747 000
  • Porcins : 25 116 000
  • Ovins: 5 306 000
  • Caprins : 895 000
  • Equidés : 21 700
  • Volailles : environ 916 millions (2004)

Je n'ai pas pu retrouver le chiffre concernant les lapins, mais celui-ci s'élevant à environ 43 millions en 1992, on aboutit à un bon milliard d'animaux par an. Ce qui est cohérent avec les chiffres antérieurs de 1992. Pour info, le nombre d'oeufs de poule de consommation produit en 2005 est de 11,5 milliards (soit pas loin de 200 par habitant).

Toujours pour info, le nombre d'animaux abattus en Belgique en 2005 est de 280 millions.

Et tout ça nous donne le chiffre total de 50 milliards pour le monde entier en 2003.

C'est là qu'on se rend compte que parler en nombre d'animaux n'est pas la même chose que de parler en tonnes de viandes. Dans le premier cas, il s'agit d'êtres vivants, dans le deuxième cas de marchandise. Et si on rapporte ces chiffres à des durées plus courtes, on imagine les cadences dans les abattoirs industriels : 16 000 animaux abattus par minute aux Etats-Unis, 31 animaux tués par seconde rien qu'en France.

La consommation de viande est évidemment très inégalement répartie dans le monde. En moyenne mondiale 36,4 kilos par personne en 1997-1999, cette valeur passe de 5,3 kilos en asie du sud à 88 kilos dans les pays industrialisés. Et cette quantité devrait continuer à augmenter, passant en moyenne à 45,3 kilos dans le monde, et à plus de 100 kilos par habitant pour les pays les plus riches (chiffres tirés d'un rapport de l'OMS, page 21).

Je tiens à signaler que je ne suis pas végétarien. Il s'agit sans doute d'une de mes incohérences internes et des compromissions que nous faisons tous au quotidien avec nos idées et nos valeurs, mais en tous cas je n'ai pas encore passé le cap. Sans aller jusque là, il est déjà très facile et économique de diminuer sa consommation de viande et de poisson. Une fois par jour suffit largement, et peut même être au-dessus des recommandations de l'OMS (désolé, je n'ai pas trouvé de document très clair sur ce sujet malgré plusieurs recherches).

jeudi 24 août 2006

Internet et vie privée ? Raté !

Quand on est seul devant son ordinateur, chez soi ou au boulot, on peut parfois être tentés de se croire seul, à l'abri des regards indiscrets. C'est évidemment totalement faux, mais un bon exemple vaut mieux qu'un long blabla.

Cet après-midi, je me suis amusé à regarder dans Google quelles étaient les pages qui pointaient vers ce blog (yep, c'est un peu narcissique, je sais, mais ça passe le temps). En toute fin de liste, je suis tombé sur une page située sur un serveur d'un grand organisme de recherche français (non, ça n'est pas le CNRS). La page en question ressemblait à ça :

De quoi s'agit-il ? C'est un rapport généré automatiquement à partir de l'activité d'un logiciel nommé Squid. Ce logiciel a la particularité, même si ça n'est pas sa fonction première, d'enregistrer toutes les adresses des sites webs auxquels se sont connectés les utilisateurs du réseau sur lequel il opère. Et c'est bien de cela qu'il s'agit : dans la colonne de gauche nous avons une liste de sites, et dans celle de droite les utilisateurs qui les ont consulté dans la semaine du 30 juillet au 6 août dernier. Les noms d'utilisateurs sont donnés sous la forme initiale du prénom + nom (pdurand pour Pierre Durand). Pas trop dur, donc, de repérer rapidement de qui il peut s'agir.

En naviguant un peu dans les pages, on arrive là-dessus :

Il s'agit de la liste de tous les utilisateurs classés par ordre décroissant de consommation de bande passante. On peut constater que le premier nom de la liste semble avoir été victime d'un déchaînement professionnel, avec pas moins de 2Go de trafics, tandis que le second en est à 10 fois moins. Damned, une telle activité en plein mois d'août semble être tout à son honneur. Sauf que.

Sauf que si on clique sur le nom de la personne en question, on obtient la liste de tous les sites webs qu'il a visité dans la semaine :

Bon, c'est en anglais, mais on devine assez vite de quoi il s'agit. La liste est longue, et pas franchement variée au niveau des thématiques...

Tout cela pourrait faire sourire, sauf si on se souvient que les pages en question sont publiquement accessibles par n'importe qui disposant d'une connexion Internet. Il s'agit bien évidemment d'une erreur de la part de l'administrateur système, mais il est quand même inquiétant de voir qu'en trois clics, on peut arriver à récupérer des informations personnelles plutôt gênantes sur une personne facile à identifier.

Et des données comme celles-là vous concernant, votre fournisseur d'accès à Internet en a certainement des tas. Et depuis le début de l'année, il a l'obligation de les conserver pendant un an, des fois qu'un officier de police ou des RG souhaite y jeter un oeil. Pour des raisons tout à fait légitimes, ça va sans dire.

Comparaison d'un script simple en Perl, Python et Ruby

Tiens, suite à une question d'un collègue de boulot aujourd'hui, je me suis amusé à comparer la manière de faire une tâche assez simple dans trois langages de script différents. L'objectif est d'afficher le chemin complet de tous les répertoires contenus (récursivement) dans un répertoire donné (en l'occurrence /var/log). Je trouve le résultat assez représentatif des particularités des différents langages :

En Python

import os
from os.path import join
for root, dirs, files in os.walk('/var/log'):
    for name in dirs:
        print join(root, name)

C'est pas forcément super intuitif (faut comprendre que la fonction os.walk renvoit un tuple avec le répertoire racine, les répertoires contenus et les fichiers contenus de chaque sous-répertoire parcouru. Mais c'est assez efficace.

En Perl

use File::Find;
find sub { print $File::Find::name, "
" if -d } , '/var/log';

Ah bah c'est sûr, difficile de faire plus bref. Mais c'est pas forcément évident du premier coup d'oeil, entre l'utilisation d'une référence à une fonction en argument de find, ou celui du test -d.

En Ruby

require 'find'
Find.find('/var/log') { |path| puts path if File.directory?(path) }

Et voilà. Simple, lisible, compact, compréhensible (du moins si on a compris le concept de bloc et d'itérateur). En un mot : é-lé-gant.

Bon, allez, je suis pas tout à fait objectif, je vous l'accorde...

vendredi 18 août 2006

Boîtes aux lettres corrompues par Procmail

Il y a visiblement un petit problème récurrent avec procmail, l'outil de tri de courrier électronique sous Linux, que la plupart des gens utilisent sans forcément le savoir. J'avais déjà rencontré le souci il y a pas mal de temps, ça s'était réglé, et finalement c'est revenu.

Le problème vient du fait qu'à certains moments, les fichiers stockant les messages reçus, du type /var/mail/user, sont corrompus car ils commencent par rom au lieu du traditionnel et attendu From. Du coup, plus moyen d'accéder aux messages situés à l'intérieur.

La solution est facile à trouver avec un minimum de googling, mais je la mets ici pour m'en souvenir : il suffit de rajouter le code suivant à la fin de votre fichier procmailrc (en général, ~/.procmailrc).

:0
* ^^rom 
{
 LOG="*** Dropped F off From_ header! Fixing up. "

 :0 fhw
 | sed -e '1s/^/F/'

}

vendredi 7 juillet 2006

Petite astuce pour le sélecteur de fichiers de Gnome

Je ne sais pas si vous êtes du même avis, mais j'ai personnellement du mal avec l'actuel sélecteur de fichier de Gnome, qui sert entre autres pour toutes les fonctions relatives au file system de Firefox. Ce qui est le plus gênant est surtout l'impossibilité à première vue de pouvoir rentrer directement le nom du fichier au clavier, par auto-complétion ou par copier-coller.

Et ben en fait c'est possible. Il suffit de faire un petit Control + L et un champ texte s'ouvre devans vos petit yeux émerveillés, champ dans lequel vous pouvez saisir le nom du fichier, avec en prime une autocomplétion digne de la ligne de commande. Si c'est pas du bonheur...

lundi 19 juin 2006

Installation du client Cisco VPN avec un noyau 2.6.16

Je viens de me rendre compte que mon client VPN Cisco ne fonctionnait plus au boulot depuis mon passage au noyau linux 2.6.16.18. Après un peu de Googling, voici les deux opérations à effectuer pour que ça tourne :

Problème de compilation

Pour régler l'erreur apparaissant à la compilation du module, il faut éditer le fichier linuxcniapi.c et remplacer toutes les occurrences de skb->stamp en skb->tstamp.

Problème à l'initialisation

Une fois le module compilé et chargé, je n'arrivais plus à lancer le VPN et me retrouvais avec le message d'erreur suivant :

privsep: unable to drop privileges: group set failed.

La solution est assez simple : un petit chmod 4111 /opt/cisco-vpnclient/bin/cvpnd et ça roule.

Je préfèrerais utiliser un client libre comme vpnc, mais il ne fonctionne pas avec notre super installation de la mort qui tue du boulot. Bref.

mardi 6 juin 2006

Ségolène Royal ou le délire journalistique

J'ai l'impression que ce qui se passe médiatiquement parlant autour de Ségolène Royal est particulièrement emblématique de l'accroissement de dérives journalistiques qui ne datent pourtant pas d'hier.

L'exposition médiatique dont bénéficie la bougresse est proprement ahurissante. Plus ça va, et plus chacun de ses faits et gestes sont systématiquement disséqués à la recherche de petites phrases entraînant des heures de commentaires et de faux débats. Sa visibilité est supérieure à celle de tous les autres candidats potentiels, qu'ils soient du PS ou non. Le camp médiatique semble (pour l'instant) avoir choisi son camp, ce qui, au passage, en dit long sur le degré de subversion et de dangerosité des Royalistes.

Un premier phénomène bien connu et intéressant à observer est celui de la pompe qui s'auto-alimente. On ne parle que de Ségolène Royal, on ne voit que Ségolène Royal, et ensuite on demande à des instituts de sondage de téléphoner rapido à 900 français pseudo-représentatifs pour leur demander qui ils verraient plutôt comme candidats socialos. Et là, incroyable, la majorité répond "Ségolène Royal". Evidemment pas par conviction, mais qu'est-ce que vous voulez répondre d'autre si vous n'êtes pas vous-mêmes membre du PS et partisan d'un autre candidat ? Que répondraient des sympathisants de droite à la question "Quel est pour vous le meilleur candidat aux présidentielles de Lutte ouvrière" ?

La déferlante médiatique qui a suivi les propos ségolènistes sur la délinquance des mineurs s'inscrit dans cette dynamique-là. Sans revenir sur le fond du problème (certains l'ont déjà très bien fait), au moins cette réaction pouvait se pseudo-justifier par l'étonnement de trouver des idées d'extrême-droite chez un candidat que seuls les médias désignent encore comme de gauche.

Mais là où ça devient à mon avis proprement phénoménal, c'est la réaction qui a suivi concernant les propos Royalistes sur les 35 heures. J'ai un peu écouté la radio hier soir, et la publication de quelques lignes à ce sujet sur le site web (prétentieux) de la présidentiable a fait la une de presque tous les flashs infos. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est l'absence totale d'analyse des propos en question : en général, l'info consistait à dire "Ségolène Royal a critiqué les 35 heures", parfois on avait droit à la précision "car elle estime que la mesure a été défavorable aux plus fragiles", pour ensuite enchaîner directement sur des réactions politiques, notamment de l'UMP se félicitant que l'égérie socialiste se rapproche encore un peu plus du programme de Sarkozy.

Et là, franchement, il y a quelque chose de totalement absurde. Car si on regarde ce qu'a réellement écrit Ségolène Royal sur les 35 heures, et même si ça me fait mal de le dire, et bien c'est loin d'être con. C'est même de mon point de vue tout à fait exact. Je suis personnellement satisfait des 35 heures, comme la plupart des "cadres", car j'ai droit à mes jours de RTT supplémentaires sans augmentation de cadence particulière. Mais ça n'est évidemment pas le cas de ceux qui ont vu cette soit-disant avancée sociale s'accompagner d'un passage aux trois-huit, en horaires décalsé, ou d'une annualisation du temps de travail. Tout ceci avait déjà été largement dénoncé par la "vraie" gauche au moment de la mise en place des trente-cinq heures, et l'est encore de manière très convaincante à l'intérieur même du PS, par des gens qui ont la particularité de savoir de quoi ils parlent.

Les propos Royalistes sur les 35 heures n'ont donc rien à voir avec ceux qu'elle a tenu sur la délinquance des mineurs. Ils en sont même le parfait opposé. Mais aucun média de masse n'a eu l'air de s'en apercevoir : c'est proprement effarant. C'est comme si le neurone journalistique collectif, convaincu trois jours auparavant que Ségolène Royal était devenu sarkozyste, était incapable d'analyser un nouvel élément allant dans une autre direction. Ceci en dit (encore un peu plus) long sur la manière dont les médias peuvent parfaitement nier la réalité la plus évidente si celle-ci ne cadre pas exactement avec leur vision du monde a très court terme.

À ce niveau-là, on ne peut même plus qualifier la pensée journalistique de masse de désert : le Sahara parvient encore, lui, à abriter certaines formes de vie.

jeudi 18 mai 2006

« Pour un monde plus juste, faites vos courses »

« Pour un monde plus juste, faites vos courses ». Cette phrase semble tout droit sortie du demi-cerveau d'un étudiant fraîchement émoulu d'une école de marketing qui aurait trouvé un stage de communicant chez Carrefour. Et bien non. Ou en fait, peut-être que si, sauf qu'il ne s'agit pas d'une pub pour Carrefour, mais d'une réclame pour Max Havelaar, « le label qui garantit le commerce equitable ». Et cette pub se trouve en dernière page du dernier Monde diplo, dont on apprend qu'il a d'ailleurs offert ce magnifique espace publicitaire a notre subversif annonceur. Trop sympa.

En dessous de ce slogan d'anthologie, on trouve en petits caractères le développement de la pensée de son auteur :

« Parce que les grands changements commencent par des gestes simples, ... »

Celle-là doit être à la page quatre du manuel des poncifs les plus éculés. Ça me rappelle les discours du type « oui mais pour changer la société, faudrait d'abord changer les gens » (sous entendu les autres). Et en attendant que ces salauds se décident à changer, je peux continuer à jouer en bourse l'esprit léger. Bref. Vous en connaissez beaucoup, vous, des grands changements qui ont commencé par des petits gestes ? 1789 ? La conquête des droits syndicaux ? Le front populaire ?

« ... grace a votre participation active au commerce équitable, ... »

C'est quoi une participation « active » au commerce équitable ? Monter une association ? Être bénévole ou militant dans un mouvement ? Signer des pétitions, écrire aux élus, boycotter les multinationales ? En fait, non. Tout cela est précisé dans la phrase d'après : « Café, chocolat, banane, jus de fruit, riz, vêtements en coton... sont autant de produits que vous pouvez acheter dans votre point de vente habituel ». Voilà. C'est ça une participation active : acheter les produits qu'on achète d'habitude, et au même endroit que d'habitude. Je consomme autant et pareil, je fais mes courses avec ma bagnole dans un hypermarché qui écrase les producteurs, vend de la merde inutile a prix d'or tout en bafouant les droits de ses salariés, et mine que rien, sans même vraiment m'en rendre compte, en fait, là, en mettant mon paquet de café dans mon caddy, je fais la révolution. Acheter des bananes avec le logo Max Havelaar dessus, c'est un peu comme si je montais une barricade au rayon charcuterie.

« ... vous contribuez à rendre le monde plus juste et donc plus égal. »

Acheter équitable aiderait donc à rendre le monde plus juste. Ça se discute (moins injuste serait sans doute plus exact), mais à la rigueur. Mais admirez le glissement sémantique : « et donc plus égal ». Alors là, non. Si on passe outre le fait qu'un « monde plus égal » ne veut strictement rien dire, on notera quand même que la confusion des notions de justice, d'équité et d'égalité est un procédé réthorique assez classique et pernicieux. Car Max Havelaar fait du commerce équitable, pas du commerce égalitaire. Son objectif n'est pas de fournir aux paysans du sud un niveau de vie égal à celui des consommateurs du nord, mais juste de lui permettre « de vivre de leur travail ». Il n'y a là rien de subversif, on pourrait même en forçant un peu le trait l'interpréter comme une manière de prolonger indirectement la durée de vie du système en évitant qu'il ne s'autodétruise par anéantissement des forces de travail les plus exploitées.

Tout cela me rappelle un article récent de CQFD sur le tri sélectif : par des « gestes simples », chacun a l'impression de faire quelque chose pour l'environnement. Et au final, le résultat est que des entreprises en profitent pour se créer des nouveaux marchés, d'autres évitent de voir remettre en question leur pratique de marketing et d'emballage à tout va, la société de consommation peut continuer à obésiter tranquille, tandis qu'en définitive très peu de déchêts sont réellement recyclés et qu'on continue a construire des incinérateurs géants.

À l'automne dernier, quand je suis allé chez l'Artisans du monde du quartier pour acheter mon huile d'olive et mon chocolat, j'avais été frappé par une remarque lancée par une mémé bénévole sur le seuil du magasin : « et n'oubliez pas de revenir pour Noël, on aura plein de choses intéressantes ! ». Quel peut bien être le sens d'un engagement dont l'objectif principal devient de faire du chiffre, comme n'importe quelle boîte privée ?

On sait bien qu'une des grandes forces du capitalisme, qui explique en partie sa longévité, est sa capacité à absorber et à intégrer ses adversaires. Et bien ça y'est, je crois que le commerce équitable a bel et bien été machouillé, avalé, et digéré.

mercredi 17 mai 2006

Traduction française du tutoriel sur Ajax et Rails

Ça y est, je viens de terminer la traduction en français du tutoriel initialement rédigé en anglais et désormais baptisé Comment paginer, trier et filtrer un tableau avec Ajax et Rails.

Ça fait bizarre de traduire un texte qu'on a écrit soi-même. En fait, y'a plus passionnant à faire, je dirais.

Le document est disponible en ligne et en version PDF (malheureusement pas super propre).

Voilà les liens pour voir tout ça :

jeudi 11 mai 2006

Tutoriel en anglais sur Ajax et Ruby on Rails

Ayé, je viens de mettre en ligne mon premier tutoriel en anglais sur dev.nozav.org. Son doux nom est How to paginate, sort and search a table with Ajax and Rails. En gros, ça explique comment afficher un tableau et implémenter des fonctions de pagination, tri par colonne et recherche "en temps réel" à l'aide d'Ajax, et d'avoir donc une interface web plus réactive qu'avec des pages "classiques".

Le tout est expliqué sous la forme d'une application Ruby on Rails dont l'installation et configuration est brièvement décrite.

Je compte faire une traduction en français dans les jours (semaines ?) qui viennent...

vendredi 28 avril 2006

Ouverture de dev.nozav.org

Ça y est, je viens enfin de finaliser et de mettre en ligne le site que je projette depuis un moment et qui devrait accueillir différents documents, scripts, projets... en fonction de mon (in)activité du moment. Le site en question est hébergé chez hcoop, hébergeur coopératif étatsunien, et est généré par Emacs et son mode de publication Muse mode. Après avois testé différentes solutions sous formes de wikis/blogs/CMS, en Rails/PHP/Ruby, je suis finalement retourné à ce bon vieil Emacs et à des pages statiques générées à partir d'une syntaxe de type Wiki vers différents formats possibles (HTML, LaTeX, PDF, Docbook...)

L'adresse du site :

La page d'accueil par défaut est en anglais, mais y'a une version française dans un coin. J'y ai déjà rapatrié mes trois documents sur Subversion, Ion3 et XML, l'ancienne page de documentation devrait être désactivée d'ici peu...

mardi 18 avril 2006

Hébergeurs alternatifs

L'hébergement de sites web et d'autres services liés à l'Internet (mails, domaines, listes...) constitue un marché plutôt ouvert sur lequel se trouvent des offres très différentes, d'autant plus si l'on considère que les frontières ne sont pas franchement un obstacle (héberger un site aux Etats-unis ou en Inde est presque aussi simple que le faire en Poitou-Charentes). On peut donc trouver :

  • de très nombreuses offres commerciales très difficiles à départager en termes de fonctionnalités, prix, support, espaces de stockage ou volume de trafic ;
  • des hébergeurs gratuits, mais souvent au prix de fonctionnalités limitées (pas de noms de domaines) ou de contraintes insupportables (pub) ;
  • des hébergeurs spécialisés, notamment ouverts seulement à des associations à but non lucratifs.

On trouve également un certain nombre d'hébergeurs "alternatifs", qui se situent plus ou moins en dehors des circuits commerciaux classiques et qui gagnent souvent à être connus. Voici un rapide descriptif de trois d'entre eux (la liste n'est certainement pas exhaustive), que je connais plutôt bien puisque je les utilise pas plus tard qu'actuellement.

Ouvaton

Ouvaton est un hébergeur coopératif. Ceci signifie qu'il fonctionne avec des AG et ce genre de choses, et qu'à l'inscription vous aurez à souscrire une ou plusieurs parts sociales de la coopérative. Ouvaton me semble avant tout intéressant pour des sites de petite taille et avec un trafic peu important, faute de quoi l'hébergement peut vite devenir onéreux. Le principe de tarification est celui de "briques de base", qui correspondent chacune à 20Mo d'espace disque et à 600Mo de trafic mensuel pour un coût annuel de 12 euros par an. Pour ce prix-là vous avez de la gestion de domaines et de mails, du PHP, une base MySQL, et des listes de discussion rudimentaires. D'expérience, les problèmes techniques sont assez rares (sauf quand RedBus tombe en rade, bien sûr), et le support plutôt réactif. L'implication possible dans la vie de la structure se fait surtout à travers les AG ou la participation à des sites de documentation et d'échanges.

En deux mots, Ouvaton me semble intéressant pour un site de petite taille ne nécessitant qu'une ou deux briques d'hébergement. Au-delà, on peut trouver des offres plus intéressantes.

L'autre net

L'autre net est un hébergeur autogéré. Il s'agit à la base d'une association, qui essaie d'appliquer le principe de l'autogestion pour son fonctionnement : en gros, deux listes de discussions servent de "lieux de vie" et un système de vote permet de trancher les choix importants. En pratique, le maintien d'une activité démocratique soutenue n'est pas évident et le système repose essentiellement sur les épaules de quelques bénévoles, notamment les administrateurs des serveurs. L'offre de l'autre net est intéressante puisque pour 23 euros par an, vous avez droit à 500Mo d'espace de stockage, pas de limite en termes de trafic (si ça reste raisonnable), une gestion des noms de domaines et des mails, des listes de discussion avec Mailman, du PHP, une base MySQL. Le fonctionnement des serveurs reposant entièrement sur une poignée de bénévoles, il peut arriver que des difficultés techniques ne soient pas résolues dans la minute, ou que certaines opérations délicates (comme la migration de Debian Woody vers Sarge) entraînent des perturbations, mais depuis que j'utilise leurs services (ce site, mon mail, plusieurs listes), je n'ai vraiment pas à me plaindre de quoi que ce soit. Et puis si j'avais à me plaindre, je n'aurais qu'à mettre la main à la pâte, car la participation de tous est vraiment encouragée.

L'autre net est donc un hébergeur intéressant, sans doute plus engagé qu'Ouvaton sur pas mal d'aspects, et qui propose des services très intéressants à un prix défiant toute concurrence. Je le recommande donc vivement, sauf si vous voulez monter un site de e-business avec une disponibilité de 99,99%. Mais dans ce cas, vous ne seriez pas en train de lire ce billet.

Hcoop

Enfin, dernière piste, Hcoop est un hébergeur situé aux Etats-Unis et qui fonctionne de manière assez proche de celle de L'autre net. Il s'agit par contre d'un service orienté vers les utilisateurs expérimentés (maîtrise de l'anglais, connaissance de la ligne de commande sous Linux et de la configuration de base d'Apache obligatoires). Il s'agit en fait d'un regroupement de personnes qui se partagent les frais pour la location de deux serveurs dédiés pour un montant d'environ 200 dollars par mois. Le coût total est divisé par le nombre d'adhérents, qui tourne actuellement autour de 60, ce qui fait environ 3 dollars par mois et par adhérent (le paiement se fait par Paypal). Les services proposés sont très riches du moment qu'on sait les utiliser, et les quotas sont assez flous du moment que personne ne nuit trop au fonctionnement de l'ensemble. En gros, pour ce prix là vous avez autour de 1Go d'espace, un trafic important, un accès SSH direct au serveur, de l'hébergement de domaines, de mails, de listes de discussion avec Mailman, mais aussi du CGI (mais pas de FastCGI), ce qui vous permet de faire tourner du Python, Perl, Ruby, PHP... Mais la force de Hcoop est que tout cela est à la fois très souple et très sécurisé. Comme vous avez un accès direct à un serveur sous Debian Testing, vous pouvez très bien vous installer une base MySQL, Postgres ou SQLite, un dépôt Subversion, voire vous recompiler votre propre Apache, etc. Mais tout cela est également très bien conçu dès le départ et très bien encadré. Il semble également y avoir une vie démocratique interne avec des listes de discussion, un bureau élu, un wiki, un système de votes, etc. Le fait que le serveur soit aux Etats-Unis ne pose pas de problèmes en termes de temps d'accès d'après ce que j'ai pu constater.

Je recommanderais donc Hcoop à des utilisateurs avertis souhaitant avoir une grande souplesse d'utilisation pour un prix au final plutôt modique, surtout compte tenu des taux de change actuels.

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